
Mon premier véritable dessin,
exécuté le 16 juillet 1976
sous le regard généreux de
Françoise Lescure
Peintre à Selongey (Côte d'Or)
Née le 14 août 1922, morte le 12 mars 1993 |
Une enfance au soleil
Née en 1968, Flo.L a vécu son enfance en Provence, dans le Vaucluse, au milieu des champs de blé à la Van Gogh , des roubines, du soleil, des cigales et du thym.
Elevé au sien d'un milieu artistique, Flo.L a pratiqué le modelage et la poterie dès l'âge de 7 ans. Et c'est au Lycée Frédéric Mistral d'Avignon, qu'elle rencontre Christian Jaureguy , ( lien1 ) peintre provençal, qui lui enseignera le dessin jusqu'en terminale.
« C'était un professeur peu ordinaire, qui nous demandait de nous dépasser, d'inventer.
Il était un catalyseur motivant et exigeant. »
Flo.L complétera plus tard sa technique, en prenant des cours à L'Union Française des Arts Décoratifs (Paris), à L'Ecole d'Arts Appliqués Duperré (Paris), à l'ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts (ENSBA) (Paris), au Conservatoire des Ocres (Okhra) (Roussillon)...
Un grand remerciement à Christian Jaureguy, Claude Yvel et Mario Roffler pour m'avoir fait partager un peu de leur travail et de leur passion... pour m'avoir appris, pour m'apprendre encore et me donner tant...
Quand... la vie et je ont décidé subreptissement que j'étais peintre...
A Geneviève et Françoise Lescure...
A mes grand-mères
A ma mère
Ce moment de ma vie est resté gravé dans mon coeur, dans ma mémoire... très très fortement... Peut-être parce-que ma grand-mère maternelle en avait gardé l'essence même : un dessin d'oiseau... le mien... qu'elle avait affiché dans le placard de sa cuisine et qu'elle a laissé là jusqu'à sa mort, en 2001... Le souvenir d'un moment de bonheur...
Ce moment, c'était, mes deux grand-tantes, tante Françoise et tante Geneviève venues de Selongey en vacances à Vecoux, chez leur soeur Louise, ma grand-mère... J'avais 8 ans et qu'est-ce que je tchatchais déjà. De longues discussions avec elles... J'adorais.
Et ce jour, ce fut le 16 juillet 1976 (c'est le dos de mon dessin qui le dit), Tante Françoise est assise à la table du hall. Elle est peintre... Elle peint. Elle m'invite à m'asseoir à côté d'elle, à sa gauche, sur l'autre côté de l'angle de la table.
Elle a, devant elle, ses pastels gras et son flacon bleu de térébenthine. Sa térébenthine sent bon... Très bon... La térébenthine d'aujourd'hui n'a hélas plus cette odeur... Cette odeur d'enfance... Tante Françoise me donne une feuille de papier et partage avec moi ses pastels, me montre comment les fondre à la térébenthine.
Cet été-là, elle m'offira ma première boîte de pastels gras : 25 non-toxic oil pastels Holbein, la même boîte que la sienne... La classe!
Et mon premier tableau : un pastel à l'huile sur soie... celui sur lequel elle travaillait en ma compagnie...
Et des cadeaux de peintre à une petite fille... un foulard en coton peint en rouge avec mon prénom... un superbe médaillon en nacre où elle avait peint dessus des perroquets (je l'ai hélas abîmé en l'oubliant dans une poche avant lavage machine)... Et un rêve de peinture...
Quelques mois plus tard, elle m'offrira surtout l'extraordinaire, une existence, une place, en me faisant livrer, à moi, petite fille de 8 ans, un cerisier, des framboisiers et toutes autres sortes d'arbrisseaux, pour accomplir une promesse que tante Geneviève m'avait faite cet été-là, peu de temps avant sa mort qui devait survenir le 6 octobre 1976.
J'ai découvert alors que l'on pouvait avoir de l'importance pour les autres... Que j'étais...
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